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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 05:10

mensonge.jpgMachiavel nous assurait que la finalité du politique était de prendre et de conserver le pouvoir. Ce qu’il ignorait, c’était que cette finalité allait devenir plus radicale encore : mettre le pouvoir à l’abri des démocraties.

C’est à cet effrayant constat que nous introduit l’essai de John Stauber, passant au crible l’industrie des relations publiques, des origines à nos jours. Soit un siècle de production du mensonge. Certes, l’étude est davantage concentrée sur le premier quart du XXème siècle, et plus particulièrement encore sur la machinerie américaine, la plus performante au monde. Mais il y a là bien des leçons à tirer pour nos propres démocraties européennes… Grand patronat, Pouvoirs Publics, personnel politique, médias, la belle entente règne, où l’on s’accordent à maquiller des pratiques illégales et immorales, dans le but non seulement de maintenir l’ordre politique, mais l’ordre social. Un préalable, sinon l’incontournable du genre : orchestrer l’ordre électoral. On en sait quelque chose en France désormais. La fabrique de l’opinion publique ne tourne jamais autant que dans ces moments là. Une vraie machine de guerre bricolée par les élites pour légitimer leurs revendications et les faire approuver par les couches populaires et moyennes de la population. Une méthode : l’ingénierie politique. Un seul but : cibler le vrai danger, à savoir, le citoyen de base. Qu’il puisse en arriver à prendre des décisions publiques, voilà la vraie horreur… Et l’on ne parle pas ici de referendum, cette machination politique conçue la plupart du temps pour confisquer les vraies prérogatives populaires. Le jeu politique doit être confisquée de toute façon, voilà la vraie leçon, le rôle du plus grand nombre étant de demeurer spectateur. Un spectateur régulièrement convoqué aux élections, avant d’être congédié, ou encourager à vaquer ensuite à ses affaires privées, en attendant les prochaines élections.

Aux Etats-Unis, ce qui assure ce fonctionnement, c’est le mythe fondateur du pays de la Liberté d’expression. En France, ce serait au fond celui de la liberté de la presse. Le premier amendement donc, tandis que les dix suivants fonctionnent comme parfaite régulation de la domination.

Et aujourd’hui, note l’auteur, ce à quoi l’on assiste, c’est à l’élargissement des missions de l’industrie de l’opinion publique. Celle-ci ne doit-elle pas transformer par exemple les pollueurs en défenseurs de l’environnement ? Ou maquiller les guerres de conquête en actions humanitaires, convertir le nucléaire en énergie propre, etc.

Si bien que l’industrie des relations publiques est devenue le bras armé des élites contre la démocratie. Une industrie qui s’emploie à fabriquer du rêve à bon marché, du renoncement à tour de bras, de la fatalité publique et du consentement, les seuls vertus autorisées, susceptibles d’aider à "gouverner" le peuple, spontanément ingouvernable. C’est ce gouvernement invisible de manipulations éhontées qui dirigerait de fait le destin des démocraties occidentales…

 

L'industrie du mensonge : Lobbying, communication, publicité et médias, John Stauber et Sheldon Rampton, traduit de l’américain par Yves Coleman, préface de Roger Langlet, édition Agone, oct. 2004, coll. Contre-feux, 363 pages, ean : 978-2748900125.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 05:23

spinoza.jpgSuperbe Spinoza ! Immense Spinoza dans cette lecture savoureuse d'Eric Pierrot.

Certes, on regrette presque, tant cette lecture est accomplie, qu'il n'y ait pas l'accès au texte latin. Tout comme on finit par regretter que la totalité de l'oeuvre n'y soit pas présentée, ou que la correspondance soit pareillement lacunaire, disséminée au gré des livres majeurs. Mais quelle lecture ! Si intensément habitée, nous restituant dans une étonnante proximité les démonstrations de l'auteur, en révélant toute cette dimension d'enquête que des siècles de lectures consensuelles nous ont fait perdre, pour livrer ici un Spinoza s'interrogeant sous nos yeux et ne masquant jamais ce qui l'étonne, l'arrête, le surprend, comme à haute voix et dans le temps même de son étonnement. C'est dire si le ton est intime, révélant l'intimité de l'écriture de Spinoza à travers cette lecure splendide.

Et puis il y a ce parti pris de l'éditeur, rebutant tout d'abord, taillant ici, coupant là, servant un chapitre, contournant le suivant sans qu'on puisse totalement l'accuser de travestir le propos mais l'orientant tout de même, en forçant l'interprétation, le pliant à un usage que l'on finit par éprouver, en effet, comme crucial, le nôtre, dans cette attente que cette découpe révèle d'un monde qui peine à faire sens, tout entier chevillé au corps de cette raison jetée là entre nous pour s'en tirer seule et nous tirer de tous les égarements que nous ne savons pas éviter. Il y a ainsi cette articulation très nette, trop nette tout d'abord, impossible au long cours, d'un but que la philosophie poursuivrait seule, marquant sa différence avec force, celui d'une vérité qu'elle saurait accueillir, qu'elle aurait toujours à recueillir avec le même empressement, la même impatience, le même enthousiasme. D'une vérité qui ne cesserait de nous rappeler au seul ordre du monde que nous sachions vivre, moins sereins qu'orphelins, car Spinoza en rabroue très vite la superbe, délestant cette mesure de son axe pour la laisser lentement dériver au large d'une autre dimension, celle de l'être dont il ne veut construire aucune règle hâtive, mais dont les autres dimensions ne savent être négligées dans sa prose. Une Parole sourde, presque ce secret mot d'ordre qu'évoquait Walter Benjamin, qui traverserait l'univers. Et dont la Révélation nous contourne obstinément. Mais Spinoza n'en appelle jamais à l'innocence improbable -il ne cesse de convoquer l'entière liberté de philosopher. Ne s'en prive pas lui-même, sur quelque sujet que ce soit, ne condamnant comme hérétique que «ceux qui professent des opinions incitant à la haine». Spinoza déniaisant l'une et l'autre dimension, déconstruisant et la raison et la religion, jusque dans ce choix de textes presque téléologique mis en perspective par l'éditeur pour nous aider, on le sent bien, à vivre une époque invivable d'opprobres et de consternations faciles. Spinoza lancé ainsi en pleine figure, lui et son étonnement à voir des êtres de raison s'employer pareillement à détruire leur raison. Manquer d'être au fond, plus que de raison...

Spinoza au chevet, tout d'un coup, de ces êtres qui ne se lassent pas d'ignorer les causes des choses à force de ne chercher que ce qui leur est utile. Ces êtres qui se figurent libres quand ils n'ont conscience que de leur volition et de leurs désirs. Admirable Spinoza, qui sait que ces hommes là ne pensent pas, pas même en rêve, au rêve qu'ils font, satisfaits du ouï-dire, jugeant de la nature des choses d'après leur nature propre et ne réfléchissant que par coutume sur la raison de leur raison.

SPINOZA (EXTRAITS DE L'ŒUVRE), LU PAR ÉRIC PIERROT, ÉTHIQUE - TRAITÉ DE LA RÉFORME DE L’ENTENDEMENT – TRAITÉ THÉOLOGICO-POÉTIQUE, FREMEAUX & ASSOCIES, février 2012, 3CD, 29,99 €

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 05:50

 

piketty.jpgIl faut repenser, et très vite encore, le projet européen, car l'Europe nous fragilise, affirme Thomas Piketty dans son dernier ouvrage, une série d'articles écrits par l'économiste entre 2004 et 2011, et dans laquelle on sent très nettement monter l'urgence et l'inquiétude devant l'accumulation ahurissante des sommets de la dernière chance qui n'ont toujours rien réglé à ce jour.

Vite, refaire l'Union Européenne, se défaire du calamiteux directoire Merkel-Sarkozy, qui s'obstine à vouloir faire exploser la construction européenne. Se défaire de leur pathétique amer, rappelez-vous, ce 27 octobre 2011, le couple obscur quémandant à la Chine une aide financière au cours d'un énième sommet de l'incompétence et de l'impuissance.

Il faut cesser de se contenter de colmater les brèches de cette passoire fiscale qu'est devenue l'Europe. Il faut donner enfin un vrai poids à ce nain politique qu'est l'Europe aux abois -bien qu'elle soit moins endettée que les Etats-Unis ou le Japon ! Et tordre le cou à la logique inepte, absurde, criminelle de la Banque Centrale Européenne, qui n'a cessé de mettre à la disposition des banques privées des sommes monstreuses que ces dernières se sont empressées de prêter aux pays européens en difficulté à des taux d'usuriers !

Vite, il faut en finir avec la culture de l'arrangement du Conseil des Chefs d'Etat. Car oui, il faut d'abord et peut-être surtout réformer au plus vite les institutions européennes, les plus anti-démocratiques jamais conçues dans le monde occidental. Voilà une urgence à laquelle souscrire des deux mains, tant il crève les yeux qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de l'Union Européenne. Mais sur ce point, je trouve Piketty peu convaincant, à ne proposer que d'empiler une nouvelle couche institutionnelle à celles qui écrasent déjà de tout leur poids la démocratie en Europe. Car notre économiste ne songe qu'à créer un Sénat européen, qui aurait certes la haute main sur les Dettes et sur l'Agence européenne de la Dette, mais dont on comprend mal quel serait le pouvoir réel ni de qui il le tiendrait vraiment. Car enfin... tant que les peuples européens n'auront pas repris le pouvoir qui leur a été confisqué, il ne servira à rien d'empiler les chambres les unes sur les autres. Il faut en réalité réviser de fond en comble le fonctionnement des pouvoirs dans cette Europe construite loin des peuples européens. Une Europe qui, dans sa gouvernance, ne témoigne que de la main mise d’une oligarchie au service du seul objectif qui lui importe : la promotion de la liberté des marchés financiers. Car il faut cesser de croire que l'UE n'est pas un régime politique : elle en est un, et le pire qui soit, offrant l'expression la plus tragique de la structure oligarchique du monde néo-libéral. Voyez la farce des consultations bafouées, comme en France. Leur Europe devrait-on écrire, dans laquelle nous ne nous reconnaissons pas, qui est celle qui est venue à bout de la souveraineté politique des nations européennes par des pratiques économiques qui sont, il n’en faut pas douter, une manière redoutablement contemporaine de faire de la politique autrement, sans l’embarras démocratique qui préside encore –si peu- au destin des nations qui la forment. Et si vous en doutez, observez comment s’équilibrent les forces institutionnelles au sein de cette UE : une Commission Européenne, son exécutif, où siègent des fonctionnaires nommés par les Etats membres, sans aucun mandat démocratique. Un Conseil des Ministres transformé en instance législative délibérant secrètement, un Conseil européen des chefs de gouvernement convoquant les récalcitrants pour leur dicter ses décisions…Ajoutez à cela un pseudo législatif, où le processus de décision est télécommandé par des entrepreneurs ayant avalisé une construction politique autoritaire et volontairement parcellaire : le Parlement européen, seule instance «populaire» élue démocratiquement, qui erre entre Strasbourg, Bruxelles et Luxembourg (quand on y songe !), et ne dispose d’aucun pouvoir fiscal, d’aucun pouvoir budgétaire, d’aucun contrôle sur les nominations, d’aucun réel droit législatif, sinon celui d’amender à la marge ou d’opposer son veto ! Un corps législatif d’un autre âge donc, qui observe, tétanisé, le pouvoir confisqué par le Conseil des Ministres, coiffé par Le Coreper, comité des représentants permanents fixe, et in fine, le Conseil européen des chefs d’Etat. Soit une violation constante du principe de séparation des pouvoirs constitutionnels, un déficit démocratique sans précédent, auquel même les faucons américains n’ont jamais osé rêver. euro dictature2Ce que Piketty ne sait pas suffisamment observer au fond, c'est que l'UE est l’affaiblissement volontaire du politique. Voyez où se discutent l’essentiel de notre avenir et comment. Voyez qui prend les décisions et comment, et ce que ces décisions concernent : des questions qui étaient autrefois débattues au sein des parlements nationaux, négociées désormais dans le secret. Le traitement de ces questions, observe avec pertinence l'historien Perry Anderson, est celui que l’on réserve d’ordinaire aux Affaires Etrangères ou Militaires ! Des questions confisquées par de prétendus experts, mais dont nous nous rendons bien tous compte, comme les taux d’intérêts, qu'elles organisent le déplacement de la politique macro-économique vers Bruxelles. Avec à la clef, encore une fois, nos vies et notre avenir : emplois, impôts, protection sociale…

L’Union Européenne, aujourd’hui, c’est enfin l’état minimal tel qu’aucun ultra-libéral n'a jamais osé l’espérer : une fonction publique réduite à néant –20 000 fonctionnaire !- des dépenses étranglés, un contrôle impossible, bref : la démocratie vidée enfin de sa substance ! Allez : on a bien vu quel genre d'ordre tentait de s'imposer dans cette UE. On l'a vu avec le contournement du référendum français, la confiscation du référendum en Grèce, l’arrivée au pouvoir des banquiers en Italie. On le voit à l’étude attentive des liens qui se tissent ici et là à la faveur de cette pseudo crise : Mario Draghi, le nouveau président de la Banque centrale européenne, proche de Mario Monti, le président désigné du Conseil Italien, proche de Lucas Papadémos, le nouveau Premier ministre grec, tous les trois appointant à la banque d’affaires américaine Goldman Sachs, qui ne cesse d’étendre en Europe son réseau d'influence.

Partout en Europe, ce que l’on peut observer, c’est la montée en puissance d’un ordre fondamentalement ennemi de toute démocratie, préparé de longue date par l’arrivée au pouvoir, dans les années 80, d’un Reagan ou d’une Thatcher qui n'avaient d'autre horizon que de faire de l’Europe la plus fabuleuse pompe à fric que le monde occidental ait jamais inventée. Alors sans doute, oui, est-il temps non seulement de repenser le fonctionnement des institutions européennes, ainsi que nous y invite Piketty, mais de reprendre le pouvoir dans cette Union au fond très peu européenne. Et sans doute est-il temps de la penser collectivement : non comme savoir mais comme lucidité qui contraint à prendre soin des hommes autant que du monde. Car tout comme la philosophie, la politique est un exercice de lucidité, au terme duquel il ne s’agit pas de voir ce qui est mais ce qui institue le bon fonctionnement de la cité, dont l’être humain est la finalité, non les moyens. Et sans doute est-il vraiment temps de réaliser que l’Union Européenne n’incarne plus un système de valeurs universelles, mais un système politique qui repose essentiellement sur la faiblesse tactique de ses peuples, vidés de leur substance politique : l’Europe des populations à genoux devant les banques.

 

Thomas Piketty, Peut-on sauver l'Europe ?, éd. LLL, janvier 2012, 272 pages, 20 euros, ean 978-2918597469.

Goûtons tout de même au passage, la flèche décochée par Piketty à Sarkozy : c'est moins l'Allemagne qui bloque tout, que Sarkozy, recroquevillé sur sa logique intergouvernementale, refusant de céder toute once de pouvoir et redoutant comme la peste l'intrusion de la démocratie dans son petit cercle de décideurs...

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 05:00

afficheUMP5.jpgPartout sur les bancs de l'école républicaine, ironise Thomas Piketty, nos chères têtes blondes apprennent que la redistribution la plus efficace est la redistribution fiscale. Une redistribution qui, comme son nom l'indique, n'intervient jamais qu'après coup, après le temps du grand ramassage vertueux, celui au cours duquel on encaisse, on engrange les bénéfices. Mais ces trente dernières années, observe Piketty, que s'est-il passé partout dans le monde occidental ? On a libéralisé à tour de bras tous les secteurs de l'activité humaine, y compris celui de la fiscalité, tant et si bien que le temps de la redistribution fiscale est passé à la trappe... Il fallait bien, là aussi, introduire la concurrence fiscale et gagner encore de l'argent. Et si l'on y réfléchit un peu, ce grand et beau mouvement de gavage a conduit les riches à obtenir des réductions d'impôts sans précédent, alors qu'ils gagnaient déjà sur le premier tableau avec la libéralisation des échanges et du commerce mondial ! Bingo : plus ils gagnaient de l'argent et moins ils en redistribuaient, laissant aux pauvres le soin de redistribuer entre eux la part la plus congrue de leur gâteau. Et pendant que les riches se gavaient, les plus modestes devaient se contenter de la hausse de leurs cotisations sociales, tout comme de celle de leurs innombrables impôts indirects payés sur leurs consommations quotidiennes. Au final, on n’a fait qu'accroître la pression fiscale sur les plus modestes. On n’a fait qu'accroître les inégalités, dans une proportion inconnue à ce jour. Alors on voudrait nous faire croire qu'imposer les très riches risquerait de ruiner le pays, de décourager les talents, de faire fuir les investisseurs... L'évasion fiscale ? Parlons-en décline Piketty : c'est d'abord, tous les jours, la libéralisation des marchés financiers et des flux des capitaux. C'est, d'abord, tous les jours, l'évasion vers les paradis fiscaux au cœur même de l'Europe malgré les promesses du président du peuple autoproclamé, comme la Suisse ou le Luxembourg. Des sommes inimaginables même, à côté de celles que le candidat Hollande sait pouvoir récupérer, calculette en poche, indolores dans le portefeuille des nantis, et qui ne sont certes pas cette catastrophe que veut bien promettre le candidat du peuple autoproclamé, toute honte bue...

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 05:34
Why President Sarkozy was such vulgar? Any examples in our national history ... Not since the France of Vichy. And vulgarity will be the last world of this national sequence, coinciding with the end of Sarkozy power, that of a leader who has ceased to emphasize his ego, crediting the discredited, documenting a style swashbuckler, liar, and braggart. So the only question of interest today is the reason of such impropriety. The answer is contained implicitly in the work of Frederic Lordon (Capitalism, desire) : we live in a society of widespread concern, in which an unprecedented economic brutality arose. A real tyranny settled here-employment blackmail, blackmail-growth, "which finds its conditions of possibility in the new state economic structures" named financial wich appeared recently. A Capital fundamentally un-social : cash go where it yield the most, plunging the nation in a world of terror. The mechanisms of this financial capitalism are simple: finance does not care our labor force, now fungible. Asymmetry unprecedented affects the relations of production: the financial capital has always time to wait, even when the labor force comes into rebellion. In contrast, insecure employees is such that they can not engage the standoff. Violence lobbying on the labor Nation does not belong Fordism patterns, our enemy is not yet philosophical liberalism as we know so far, but neo-liberalism, which is certainly a worthy offspring. And under its, the fear is widespread, intensified. This power has created is unprecedented brutality. It has long simmered in the summations to seeing globalization as the salvation of our labor. But globalization was, in first, the death certificate of the People's concept (wich was a political concept), replaced by the notion of populations (which is a biological category). Supreme handling was to transforme the citizen in consumer. And with the discourse of free competition demanding ever more necessary relocations, free competition in the service of our dreams consumption wildest, something else happened: they closed business not because they were not profitable, but because they were reported and enough dividends to their shareholders that they might reinvest them elsewhere, form of cash available wildly, away from the Nation, picking up unprecedented gains, as capitalists themselves never dreamed...
French presidential vulgarity will thus reflects nothing but the new balance of power. The expression of an unprecedented permissiveness, forged in the minds of these new capitalists. And drunkenness which it testifies, his vulgar pathos is the expression of omnipotence feeling. Everything is possible. We can even lie shamelessly. I am the President and fuck you ... The expression is vulgar, certainly, but it is the exact situation of the current language of this power, which authorizes the presidential authority to practice the insult : the radicalization of political power is unprecedented in our history, and assures him impunity. And believe it, finance push his advantage throughout, as it will not encounter a resistance force equal to his own. This is perhaps where the problem will hurt: in France, now, the political power goes its end, even if this agonizing Fifth Republic is able to confiscate political game. For despite the complexity of forms of domination, stacking levels on each other in chains of dependencies, an architecture that perfectly describes Lordon in his essay, all this beautiful architecture remains sensitive to the ultimate disappointment of an electoral rout sign the disallowance in the camp of President must have the political power to operate uninhibited. Not far from Presidential, a great social and political earthquake is possible.

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 05:15
Machiavel (1469-1527), comme une mémoire encombrante sur laquelle il faudrait toujours revenir.
Qu’y avait-il donc de si "grand" dans ce haut fonctionnaire florentin chargée des relations extérieures de la cité ?
Qu’il ait composé Le Prince en 1513, alors que quelques mois plus tôt, la République venait d’être renversée par les Médicis, aidés par les troupes d’occupation espagnoles ? Ou plus précisément encore que, démis de ses fonctions, emprisonné, sans doute torturé avant d’être envoyé en exil par les nouveaux maîtres de la cité, c’est à Laurent de Médicis, duc d’Urbino, qu’il ait dédicacé son traité ?
Quelle leçon magistrale en effet, que celle de Machiavel réalisant alors par delà l'accablement qui le touche, que la situation historique offre enfin à l’Italie l’occasion de retrouver son rang, mais que cette opportunité, seule la famille Médicis – ses bourreaux – peut la saisir.

Le Prince n’est ainsi pas seulement ce traité qui explique comment prendre et conserver le pouvoir. Il est d’abord l’expression d’une conscience politique aiguë, où se manifeste la grandeur de Machiavel, qui est déjà d’assumer sans restriction sa responsabilité devant sa patrie et devant l’Histoire. Car la politique telle que Machiavel la conçoit désormais, se déploie dans les plis de l’Histoire mondiale, où se façonnent les conditions de vie des nations. C’est pourquoi la politique est, à son sens, la pratique humaine la plus grave – non la plus haute. Ainsi Machiavel n’aura-t-il pas été le machiavélique conseiller des princes que l’on croit, mais d’abord un italien qui n’éprouva pas la moindre hésitation à instruire ses propres ennemis (les Médicis) pour sauver son pays.

Or sauver son pays, c’était d’abord repenser à nouveau frais la politique. Machiavel s’efforça de le faire rationnellement et non moralement. Profondément républicain, il comprit que la justesse de la décision politique reposait dans l’intelligence des situations historiques. A ce titre, sa réflexion visait à doter les hommes publics des instruments de maîtrise intellectuelle des processus politiques saisis dans leur temporalité. Maîtrise dont la finalité ne pouvait être que pragmatique : toute analyse politique doit s’engager sur le terrain contingent des problèmes singuliers. Et si l’objet de l’éthique est l'art de choisir ce qui nous convient le mieux pour vivre le mieux possible, Machiavel comprit que celui de la politique était d’organiser la convivialité sociale et non de planifier le bonheur des individus.

Mais Machiavel ne fut pas seulement un grand homme d’Etat. Il fut un grand homme tout court. Rien ne l’exprime comme ses lettres et ses écrits intimes. A les lire, on prend toute la mesure du personnage, et de la grandeur d’âme qui fut la sienne. Il faut bien sûr avoir à l’esprit les circonstances dans lesquelles Machiavel bâtit son œuvre majeure –Le Prince-: dans cet exil loin des cours dont il était habitué, exposé au mépris et à la vindicte. Dans un courrier à Francesco Vettori, le 10 décembre 1513, on entend un peu bourdonner cette âme : "Le soir tombe. Je retourne au logis. Je pénètre dans mon cabinet et, dès le seuil, je me dépouille de la défroque de tous les jours, couverte de fange et de boue, pour revêtir des habits de cour royale et pontificale ; ainsi honorablement accoutré, j'entre dans les cours antiques des hommes de l'Antiquité. Là, accueilli avec affabilité par eux, je me repais de l'aliment qui par excellence est le mien, et pour lequel je suis né. (…) Durant quatre heures de temps je ne sens pas le moindre ennui, j'oublie tous mes tourments, je cesse de redouter la pauvreté, la mort même ne m'effraie pas. Et comme Dante dit qu'il n'y a pas de science si l'on ne retient pas ce que l'on a compris, j'ai noté de ces entretiens avec (les sages de l’Antiquité) ce que j'ai cru essentiel et composé un opuscule De principatibus où je creuse de mon mieux les problèmes que pose un tel sujet : ce que c'est que la souveraineté, combien d'espèces il y en a, comment on l'acquiert, comment on la garde, comment on la perd."

Mais c’est surtout dans cette phrase sublime traversée par un souffle qui à lui seul vaut les plus hautes leçons données par des hommes aux hommes, que cette profondeur existentielle non seulement se dévoile, mais traverse chacun de part en part, rejoignant chacun au plus profond de lui :

"J’ai si bien souffert et si bien su résister à ma souffrance que j'en ai conçu une sorte de tendresse, pour les hommes et pour moi-même." Fasse que je sache demain, quand le souffle de l’histoire aura tourné court, me congédiant comme tant d’autres dans les affres de la désespérance chevillée à même ce manque de souffle de l’Histoire, me rappeler cette phrase comme l’assurance que "les battements d’aile de l’espoir immense" sauront de nouveau lever l’échappée de règnes inédits. --joël jégouzo--.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 10:24

famille francaise-1-copie-1There remains only the horror of the future statistics. Poverty, unemployment, insecurity, immigrants, homeless and Angela Merkel punishing the Chiefs of governements for their excessive social spending ... Our rests are just arithmetic poverty contours and social violence. And tomorrow, the negotiation by the riot, the last place of national deliberation.
The stories that framed normatively oppression have disappeared. Remain only statements lifeless, traces of the tragedy that can no longer take any form. The time is archaeological. And severe: the figure of the contemporary political history ? A caricature related to immobility of what remains. Sarko inset, the (f)RANCE of national insults, debating against Islam, a defective identity, rooted in stereotypes of modern communications, immobilized to the misery of contemporary political, which has stunted frantically horizon of this humanity we are not even. And some pictures brandished as a threat, caulked comments indigent who never exceed the raw data. Anything that lends itself to the construction of the great social story we need. The crowd made for the screen, not available. And no one worries the reversal french of the human gaze, once on the sky.
The world that we have become unclean. Do only things that float, which no longer have need of us.
France is no more. It lies on the ground. Fragmented, dislocated, experiencing one of its convulsions which it shameful secret. Prey to disorder intellectual, political, moral. Sarko inset. No other dream of throwing immigrants at sea.
The page turns, the page is turned, his dream of white hegemony is slowly reduced (f)Rance to the ignominious. Standing behind its walls, jaws clenched, fortress-like junk, stormed by black ants.
History turns the page, (f) Rance agrees on an infamous slope.
A world ever more spineless, leveled by hatred, disarming of hostility from each against all, opening the door wide for the "national" mess .
A country where personal ambition concludes that self-interest began. Why we cling to this wreck ?
Why not free ourselves from its paralyzing assumptions: Marine, Sarko ?
What prevents us from taking part in building a new world ?

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 05:00

rroms en bidon villeNicolas Sarkozy wants to initiate a referendum in France on the situation of foreigners. Among these foreigners, one target: the Rroms people. What about their immigration in France today ? The government spoke of a flood. In fact, for decades, immigration of Rroms in France remained stable (Ministery of Interior). The only thing that has changed are their visibility and pressure orchestrated by a racist government against them, dramatically altering their conditions of life in French territory and the modes of their trip ...
The essay writed by Martin Oliviera, published in conference proceedings of the association Emmaus/Normal Sup is interesting to think their situation.
Analyzing the social structure of Rroms migrants, Martin Oliviera shows that it is comparable to other rural emigration. Migration of very diverse groups that can not be conveniently subsumed (as the french governement act it) under the common name of Rroms. Because there is no homogeneity of these migrants, coming from local migrations, that we can understand as part of village-city mobility. A migration comparable to the migration of this type: with hope of return, which is the case with all economic migration which make sense in the context of individual or family strategies.
The locations for these migrations are clearly established around Paris or Lyon, for good reasons: the experiences accumulated by previous migrants refer to these as interesting regions, in terms of job opportunities as well as the safety of persons.
But with the rise of racist violence against these people, since 2006 in France, these stays inside the French territory change : migrants can identify racist risks, as well as areas where zealous policeman is strongest. These redeployments, desperate, are the real novelty of the migration of Rroms in France. Populations however, continue to hope their social integration ! Because these families want to integrate, find ways of legal economic life, starting with housing. But this desire for stability is perpetually thwarted by restricts of their freedom (in violation of European laws), as their access to the French market for employment or social rights -France has succeeded in putting in the European Treaty a clause known as "transient", authorizing such discrimination.
Their access to legal resources now seriously complicated this immigration, turning it into a real trap for the Rroms. Seen for example in their current mobility, very different from what it was before the arrival of Nicolas Sarkozy: Rroms move inside a very small perimeters, not exceeding 10km... We have seen better, no, as a nomadic!
Turning desperately
in these schemes which are for them consolidation groups, forced mobility of these groups and makes them appear more numerous than they are. First observation: this nomadism forced by political circumstances did in fact an adaptation to a hostile environment, not an ideal of life! And about the caravans, they are only a type of habitat selected by a lower cost by populations forced to remain in constant move, which, in term, exposes them to uncertainty facing with their rights ( how to take up residence in these conditions, how to enroll her children in the nursery, at school, how to get medical help, etc.., when you can not justify your residence ?).
Counteracting the dangers that beset them and this new insecurity that locks them, the Rroms have also had to band together in extended kin, a lifestyle that was foreign to them in Romania! France compels people to invent a lifestyle never traditional... France is reinvouting their life since the permanent problem of expulsions, fomenting ever more precarious housing, which finally take the form of camps, realizing the fantasies of French government...


Roms en (bidon)ville : une conférence-débat de l'Association Emmaüs et de Normale Sup', Martin Oliviera, éditions rue d'Ulm, oct. 2011, 5 euros, 84 pages, ean : 978-2728804665.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 05:00

rroms-en-bidon-ville.jpgDepuis des décennies, l’immigration des roumains en France est restée stable, tout autant que celle des Rroms roumains, qui s'est maintenue à 10% de la population roumaine migrante (chiffres du Minsitère de l'Intérieur). La seule chose qui ait changé, c'est leur visibilité et la pression raciste orchestrée par le gouvernement en place à leur encontre, modifiant sensiblement leurs conditions de séjour en territoire français et les modes même d'organisation de ce séjour...

L’essai signé par Martin Oliviera, publié dans le cadre des conférences débats de l’association Emmaüs données à l’école normale supérieure est intéressant à décrypter de ce point de vue.

Analysant tout d'abord la structure sociale des rroms migrants, Martin Oliviera montre qu'elle est comparable à celle des populations rurales des autres régions d'émigration. Des migrations de parentèles ou d'individus isolés, mais dans tous les cas, de groupes très divers que l'on ne peut subsumer aussi commodément qu'on le fait en France sous l'appellation commune de Rroms. Il n'existe en fait aucune homogénéité de ces communautés rroms migrantes, issues de migrations locales restreintes, que l’on ne peut comprendre que dans le cadre des mobilités village-ville. Une migration en tout point comparable aux migrations de ce type : non un déplacement sans retour, mais au contraire avec espoir de retour, ce qui est le cas de toutes les migrations économiques qui prennent sens dans le cadre de stratégies individuelles ou familiales.

Les villes cibles de ces migrations, elles, semblent clairement établies dans les régions parisienne et lyonnaise, et pour cause : les expériences accumulées par les précédents migrants les désignent comme des régions d'accueil intéressantes, du point de vue des opportunités d'emplois qu'elles offrent, tout autant que de la sécurité des personnes.

Mais avec la montée en puissance des discours et des actes de violence raciste à l'égard de ces populations, depuis 2006, on assiste au redéploiment de cette émigration, qui a fini par identifier les foyers racistes à risque, ainsi que les zones où le zèle policier est le plus fort.

Ces redéploiements désordonnés, désespérés, sont la vraie nouveauté des migrations des roumains en France. Des populations qui ne cessent pourtant de nourrir d'autre objectif que celui de leur insertion sociale ! Car ces familles veulent s’intégrer, trouver des moyens économiques légaux de vivre, à commencer par le logement.

Or cette volonté de stabilité est perpétuellement contrariée par une juridiction restrictive de leur liberté de déplacement (au mépris des lois européennes), tout comme de leur accès au marché français de l'emploi ou aux droits sociaux, la France ayant réussi à faire inscrire dans le Traité européen une clause dite de «régime transitoire», autorisant cette discrimination.

L'impossibilité d'accéder à des ressources légales a ainsi compliqué sérieusement cette immigration légale, la transformant en véritable souricière pour les Rroms. On le voit par exemple dans leur mobilité actuelle, bien différente encore une fois de ce qu'elle était avant l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy : les populations Rroms ne cessent de fuir à l'intérieur de périmètres très circonscrits, n'excédant pas, la plupart du temps, 10km, ce qui, on l'avouera, est l'expression d'un bien étrange «nomadisme»... On a vu mieux, non, en guise de nomadisme !

Tournant désespérément dans ces périmètres qui sont pour eux des périmètres d'intégration, la mobilité forcée de ces groupes les fait apparaître ainsi plus nombreux qu’ils ne sont en réalité. Premier constat : ce nomadisme contraint par les circonstances politiques ne traduit en réalité qu’une adaptation à un environnement hostile, non un idéal de vie ! Et quant aux fameuses caravanes, elles ne sont qu'un type d'habitat à moindre coût choisi par une populaiton contrainte de rester toujours en mouvement, un habitat qui, en retour, l'expose à une plus grande précarité face à ses droits (comment se domicilier dans ces conditions, comment inscrire ses enfants à la crèche, à l'école, comment bénéficier de l'aide médicale, etc., quand on ne peut justifier d'un domicile ?).

Face aux dangers qui les accablent et à cette précarité nouvelle qui les enferme, les Rroms ont également dû se regrouper en parentèles élargies, un mode de vie qui leur était étranger en Roumanie ! On contraint ainsi une population à inventer un mode de vie qui n'est pas traditionnellement le sien... Pour dire les choses clairement, la France raciste leur a inventé un mode de vie lié au problème permanent d'expulsion des terrains, fomentant des installations toujours plus précaires, qui prennent de fait la forme de campements, achevant ainsi de réaliser les fantasmes du pouvoir politique français...

 

 

Roms en (bidon)ville : une conférence-débat de l'Association Emmaüs et de Normale Sup', Martin Oliviera, éditions rue d'Ulm, oct. 2011, 5 euros, 84 pages, ean : 978-2728804665.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 05:00

Voilà près d’un siècle que la réception de Weber campe sur l’interprétation de Lehmann, affirmant que sa thèse se voit rarement confirmée par l’analyse des historiens.
Quelle thèse ? Celle d’une conjonction entre protestantisme et capitalisme. Voilà près d’un siècle que la vulgate, y compris dans les milieux universitaires, prête à Weber l’idée que les exclus des grandes charges publiques, cherchent à s’investir dans les sphères marginales des métiers de l’argent. Or rien n’est plus éloigné de Weber que ce type d’assertion ! Le seul objet d’étude que ce dernier s’était fixé n’était autre que celui de la rationalité à l’œuvre dans l’esprit du capitalisme, portée par des hommes de foi très peu marginaux ! Ce que Weber postulait en définitive, n’était rien moins que l’examen d’un principe tiers : la spécificité de la ratio occidentale. Les termes qu’il mettait ainsi en relation, n’étaient pas vraiment protestantisme et capitalisme, mais ce qui, dans l’un et l’autre, relevait de cette nouvelle rationalité. Moins donc ce qui dans la religion protestante l’inaugurait que ce qui avait permis à la religion protestante d’émerger elle-même. Une petite différence, certes, mais qui n’est pas sans importance : on ne peut réduire le capitalisme à de prétendues origines protestantes. Sans doute cette réduction vient-elle, par-delà les malentendus inauguraux de sa réception, de ce que le texte de référence, en France en particulier, est resté celui de 1905, alors qu’il fut largement réécrit dans sa version de 1920. C’est cette version qu’offre Champs-Flammarion.
Mieux qu’une traduction inédite, l’accès enfin donné à la compréhension savante de Weber.
—joël jégouzo--.

L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Max Weber, traduction inédite et présentation par Isabelle Kalinowski, Flammarion, coll. Champs, janvier 2000, 396p., 5 euros, EAN : 978-2080814241.

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