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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 17:46

 

avis_population.jpgLe Peuple français n’a pas disparu sous le carcan des nouveaux maîtres. Voilà la bonne nouvelle de ces journées de grèves et de manifestations.

Et même si demain vous deviez provisoirement l’emporter, rien ne serait perdu puisque comme tant d’autres peuples, nous avons appris désormais à respirer sous l’eau !

 

La première réaction instinctive au désespoir est souvent de croire que dans la solitude, la souffrance se sublimera comme dans un feu purificateur. Et chaque jour des millions d’hommes et de femmes en France s’allongeaient sur leur couche après le travail, comme des êtres que le désespoir étouffait.

 

"L’Histoire, c’est la dimension du sens que nous sommes" (Marc Bloch)

Il fallait donc commencer par là : dans ce qui fonde ce rapport tout à la fois individuel et collectif au sens. Et chercher à comprendre comment ce sens s’inscrivait dans le présent de nos vies individuelles, tout comme dans celui de notre histoire commune. S’y inscrivait ou s’y absentait.

Il fallait commencer par là : marteler que depuis des années, seule l’absence du sens était perceptible dans le champ clos de cet étrange pays français.

Il fallait commencer par là, à l’heure où la société s’enlisait dans la misère de masse, à l’heure où les grands médias d’information ne savaient convoquer que le discours putassier du patronat sur le chômage, à l’heure où le pouvoir politique ne cessait de diviser les français et les monter les uns contre les autres, et concevoir qu’il était temps de nous rappeler les lieux de notre excessive parole.

Heureusement, les français ont derrière eux une assez longue histoire pour se rendre compte que dans cette France occupée par ceux qui cheminent sur la voie de la folie et de la fureur, demeure l’espérance indomptable.

 

Nous ne retournerons pas à votre terrible nuit française. Ni Vichy, ni la terre insultée, partout déchirée de barbelés derrière lesquelles vous jetez ceux que vous considérez comme des déchets de la République, ne ferons que nous vous accompagnions vers ce fond où tout s’égalise par le hideux.

 

La vie ne se referme jamais. Il reste la grande simultanéité des existences bafouées, ces français sur leurs trottoirs qui observent sans plaisir ce monde à part que vous vous êtes bâti. Dans dix ans, un sourire de pitié naîtra sur les visages de ceux qui se rappelleront vos trahisons. Mais avant que cela n’arrive, la pitié restera inconnue. Elle le restera parce que votre société politico-médiatique est une vaste conspiration contre toute espèce de vie sociale. Elle le restera parce que, même si l’essentiel de votre philosophie repose dans le fait que l’illusion est partie intégrante du raisonnement et que votre échec révèlerait la fausseté de cette dialectique artificielle, il nous faudra lever un à un les termes de votre duplicité. –joël jégouzo--.

 

En médaillon : une affiche de Vichy.

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