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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 04:58

 

l-argent.jpgEn 2010, la hausse du revenu des patrons du CAC 40 se chiffrait à 34%.

La totalité des sommes échangées en 2008 par les milieux de la Finance mondiale représentait 74 fois le PIB mondial.

Le déficit français était de 90,8 milliards d’euros en 2011. Les avoirs français dissimulés dans les paradis fiscaux s’élèvent à 590 milliards d’euros, dont 220 appartiennent non à des entreprises, mais à des particuliers.

Il n’est même pas besoin d’évoquer ici les 3 millions de chômeurs, sans parler des fins de droit, des chômeurs qui se comptent par centaines de milliers mais sont exclus de cette comptabilité au prétexte qu’ils ont travaillé une semaine dans le mois, ou des "bénéficiaires" du RSA bien plus nombreux encore et des précaires, dont plus de 80 000 d’entre eux, bien que salariés, sont SDF.

Et encore moins des 811 000 enfants qui, aujourd’hui en France, ne parviennent à manger un repas protéiné que tous les 3 jours…

Et l’on voudrait nous faire croire que "nous" français, vivons au-dessus de nos moyens…

La mise en scène médiatique d’une société consensuelle convaincue qu’en effet, la rigueur est de mise, est tout simplement odieuse.

Tout comme il est odieux que l’argent, dont le plus grand nombre ne dispose pas, soit devenu la valeur de la réussite personnelle, qui plus est dans une République qui continue de tenir le discours du mérite !

L’argent est devenu asocial, alors que sa véritable fonction est sociale.

Coupé du corps social, il s’est mué en arme de domination pour la classe dirigeante, en particulier pour ce 1% de riches qui tirent leurs revenus de dividendes, non de salaires.

"Nous sommes dans une véritable guerre de classes", affirment les époux Pinçon. Mais nul ne veut le dire. L’idéologie de l’argent, grâce à des journalistes et des médias stipendiés, s’est lentement diffusée à toutes les classes sociales, y compris les classes pauvres, divisant les classes moyennes et laborieuses sur leur propre statut au sein d’une société de mépris où les riches ne cessent, décomplexés, d’exhiber leur fortune.

Au point que nul en Finance n’est choqué de cette collusion qui règne entre les milieux de la Finance et ceux du prétendu service de l’Etat, qui voit les membres des conseils d’administrations des banques présider aux destinées du Trésor Public !

C’est très simple au fond : Déficit et Dette Publique sont les armes utilisées contre le peuple pour l’asservir, quand il serait facile, s’étonnent les époux Pinçon, de revenir à l’équilibre budgétaire sans grand dommage pour la nation…

  

 

 

L'argent sans foi ni loi, Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon, Régis Meyrand, éd. Textuel, Collection : Conversations pour demain, août 2012, 112 pages, 12 euros, ean : 978-2845974449.

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Published by texte critique - dans Politique
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