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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 04:27
 
pascal-thiriet.jpgLa Garrigue. Grise sur fond blanc. Enée fonce sur Montpellier. Dido lui avait intimé : « Faut que tu viennes !» Enée accourt.  Dido lui avoue qu’elle a dérapé avant d’écraser et de presque tuer volontairement un banquier. Une rencontre de casino. Mais un banquier véreux. Ça excuse. Qui montait une arnaque avec le blé de deux amerloques. Genre complexe touristique international en bord de mer, dix-sept millions d’euros à la clef, sur un terrain évidemment non constructible… Alors le banquier, faut pas qu’il se réveille, parce que Dido veut reprendre l’arnaque à son compte… Manque au duo une ado en fugue de dieu sait quoi, recueillie par une mamie amie, Damien, adepte du fuck the Planet attitude, pour composer avec lui une fine équipe prête à voler le pognon des amerloques. Enée se bombarde donc directeur financier. Et rencontre la mère du banquier, Bérangère, qui n’a guère envie que son fils, Louis, s’en sorte. Elle est au courant de l’histoire qu’il monte avec les amerloques. Bérangère, presque vieille, presque maigre, jolie toujours, délurée, riche, très. Qui assigne bientôt Enée à résidence : «Viens !», tandis que son fils est débranché à l’hôpital… La famille est riche, en vue, la presse en fait ses choux gras. Louis mort, Dido veut utiliser Bérangère et la tuer. Bérangère veut utiliser Enée et le tuer. Enée veut aimer Bérangère mais doit la tuer… tandis que les flics tentent de dénouer les fils de l’histoire, vent debout sur la piste déjà de Dido et d’une sale affaire de placements financiers à Hong Kong que Louis avait intrigués. On est en France, la combine rattrape donc par la manche un député marron et une grosse intrigue d’aménagement immobilier... pour nous servir des pervers qui rencontrent plus pervers qu’eux, des cyniques qui rallient plus désabusés qu’eux, des affairistes qui rançonnent moins affairés qu’eux, sur fond d’errances mélancoliques, de blessures macabres qui dessinent, c’est troublant, des personnages au final émouvants.
 
 
Faut que tu viennes, Pascal Thiriet, éd. Jigal, coll Polar, 15 mai 2014, 264 pages, 18,50 euros, ISBN-13: 979-1092016222.
 
 

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