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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 06:05
septieme-sceau.jpgPar la mort, écrivait Rilke, "nous regardons au-dehors avec un grand regard d’animal." Non. Pas d’animal. Même si de ce regard qui ouvre notre chemin vers l’inconnu, nous ne connaissons rien. Car tapis dans la grâce infinie d’être humain, nous révélons en ce regard notre souveraine condition, pour nous faire peut-être "les espions de Dieu" auquel songeait Shakespeare, mystérieux détenteurs d’une connaissance indécidable. --joël jégouzo--.

Le Roi Lear, Shakespeare : Acte V, sc.3 (Arche éditeur, traduit de l‘anglais par Luc de Goustine) :
„Non, non, non, viens, partons pour la prison.
Nous deux seuls chanterons comme des oiseaux en cage.
Quand tu me demanderas de te bénir, à genoux
J‘implorerai ton pardon. Ainsi nous vivrons et prierons,
Et chanterons, et conterons de vieux contes et sourirons
À des papillons d‘or ; et nous écouterons de pauvres diables
Parler des nouvelles de la cour, et parlerons aussi avec eux
De qui perd et qui gagne, qui est dans le vent, qui pas,
Et nous prendrons sur nous le mystère des choses
Comme si nous étions les espions de Dieu, plus vivaces
En prison murés que les meutes et factions des grands
Qui croissent et décroissent sous la lune."
 
 
 
image : scènes finales, Det Sjunde Inseglet / Le Septième Sceau, de Ingmar Bergman, Suède, 1957, avec Max Von Sydow, Gunnar Bjornstrand, Bendt Ekerot, noir & blanc, 1H36’.
 
 
 
 

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Published by texte critique - dans essais
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