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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 08:02

Hôpital psychiatrique Gaustad. Oslo, Norvège. Un patient est retrouvé étranglé. Le visage saisi de terreur, figé en un ultime cri que le cadavre semble pousser encore. Munch… Sur son front, le nombre 488. Aux dires de l’administration, il s’est suicidé. Vraiment ? Sarah enquête dans une atmosphère glauque de secrets, de silences, de conspiration. Dans sa cellule, elle découvre des signes, des graffitis indéchiffrables. Par centaines. Par milliers. Cela faisait plus de trente ans qu’il vivait là, sans que son dossier n’en évoque les raisons. Et quand elle interroge l’équipe soignante, c’est par une gêne croissante que celle-ci se défile, soulevant à chaque interrogatoire plus de questions encore. Paris, Londres, Nice, les mines du Minnesota, les îles de l’Ascension, l’affaire rebondit sans cesse, insaisissable. Christopher, journaliste, a rejoint Sarah. Ce qu’ils découvrent est énorme. La folie à mains nues. Celle d’une administration pour laquelle les vies humaine sont des moyens, non des fins. C’est si énorme, qu’ils n’en reviennent pas. Le projet MK Ultra. La CIA en couverture… Un projet qui date des années 50, révélé par le New York Times en 1974. Une commission d’enquête fut nommée, qui découvrit horrifiée que la CIA finançait des recherches sur le cerveau humain. Les cobayes ? Des êtres humains que personne ne devaient pouvoir réclamer. Non consentantes : c’était ce qui en faisait la valeur au niveau de la recherche elle-même… L’hystérie étatique dans toute sa splendeur, particulièrement rendue dans cette lecture qu’en donne Olivier Prémel, la voix souvent haut perchée, sifflant ses consonnes, appuyant sa lecture, l’emportant sans répit, pressé, tranchant sur chaque fin de phrase, intriguant à loisir sa diction. C’est comme un flux qui nous emporte, s’arrête brusquement, repart, se reprend, dévale le texte avant de nous inquiéter encore par des pauses presque saugrenues. Interprétation très farouche en somme, qui contribue à renforcer la violence de la révélation.

Le Cri, Nicolas Beuglet, Audiolib, 17 mai 2017, 2 CD MP3, durée d’écoute : 13h52, 24.50 euros, ean : 9782367624143.

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Published by joël jégouzo - dans en lisant - en relisant
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